Dragon Ball Legends : test & avis

Dragon Ball Legends : test & avis

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Il n’y a que deux jeux de la licence officielle Dragon Ball sur le Playstore et seul Dragon Ball Legends est un jeu de combat. Rend-il honneur à cette franchise mythique ? Réponse ici.

Aux origines de Dragon Ball Legends

Namco Bandai Entertainment est une énorme société japonaise née de la fusion en 2005 des deux mastodontes Namco et Bandai. Namco était une figure historique de la culture nippone puisqu’elle existait depuis 1955 et avait été une pionnière de l’industrie du jeu vidéo depuis 1974. Bandai était célébre pour ses jouets en plastique issus des grandes franchises japonaises qui inondèrent le marché européen.

Dragon Ball Legends est sorti en mai 2018, édité par Namco Bandai Entertainment et developpé par Dims, un studio japonais spécialisé dans l’adaptation de licences en jeux vidéos. On lui doit beaucoup de jeux autour de Dragon Ball, Sonic, Saint Seya, Bleach, One Piece, Shaman King…

Le logo de Bandai-Namco

Présentation de Dragon Ball Legends

Dragon Ball Legends est donc un vrai jeu de combat dans la lignée directe de ce qui se fait sur les consoles de salon. On y retrouve la totalité des personnages du manga, des différentes séries animées et des films, ce qui n’est pas rien ! Lors du lancement on comptait 32 personnages mais aujourd’hui, début 2023, il en existe pas loin de 400 !

Le jeu se compose de quatre parties principales : un mode histoire, des affrontements PvP, une section d’événements et un Tournoi du Pouvoir. Vous avez en plus accès à une guilde, à des options pour entraîner vos héros et quelques modes de combat alternatifs pour amasser des ressources à utiliser pour récupérer de nouveaux persos ou les améliorer.

L’écran avec les différents mode de jeu

Les combats sont bien pensés et sont très dynamiques. Les persos se déplacent en swipant sur l’écran et attaquent soit en tapotant soit en touchant des compétences en bas de l’écran. Vous pouvez attaquer à distance ou au corps-à-corps, foncer sur votre adversaire, vous désengager, esquiver latéralement, feinter, vous téléporter… Tous les grands classiques sont là.

Une direction artistique fidèle

Les visuels et les animations sont excellents et vraiment respectueux de l’œuvre originale. Chaque attaque est fidèlement retranscrite, les postures et les coups sont repris de certains passages très précis du manga que vous aurez beaucoup de plaisir à reconnaitre. Je pense entre autres au kick de C18 qui casse le bras de Vegeta, à l’énorme kaméhaméha de Goku sur Freezer, au coup de poing de Piccolo Daimao sur la tempe de Goku enfant…

Miraï Trunks enfant fait de son mieux contre C-18. Cette scène nous renvoi directement à « L’Enfance de Trunks », qui est clairement le meilleur film parmi la quinzaine qui a été produite.

Certains personnages, les Legends Limited, sont des versions de héros à des moments-clés de l’histoire (Goku quand il a tué Freezer, Gohan lors de son éveil SSJ2 contre Cell…) et peuvent faire des legendary finish si ils remportent la victoire avec leur attaque ultime. Une animation particulière tiré du manga se lance alors.

Les références sont incessantes et sont vraiment un régal pour les connaisseurs. Vous pouvez choisir entre les voix japonaises ou anglaises et mettre les sous-titres en français (il n’y a pas de voix fr mais on s’en passe très bien, la version jap est super).

L’animation de Goku après le legendary finish sur Freezer.
Totalement conforme au manga.

Le gameplay dans Dragon Ball Legends

Un style de combat est attribué à chaque personnage : physique pour ceux faisant plus de dégâts au corps-à-corps, énergie pour ceux faisant plus de dégâts avec les vagues de ki, défense pour ceux destinés à encaisser et assistance pour ceux spécialisés dans les buffs et debuffs. Bien sur il existe plein de versions de chaque personnage (361 persos quand même) et ils existent tous en plusieurs styles.

Les compétences sont nombreuses et varient selon votre personnage, chacun utilisant ses attaques de prédilection. Ce sont toutes les techniques d’attaque et de défense, appelées « Arts », comprenant les enchaînements de coups de poings-pieds, les rafales d’énergie, les buffs et debuffs et les attaques spéciales (kaméhaméha, kienzan, final flash etc…). Elles sont représentées sous forme de cartes en bas de l’écran, ont un coût en énergie, disparaissent une fois utilisées et reviennent aléatoirement comme si vous piochiez des cartes. Si vous concentrez votre ki sans bouger elles reviennent bien plus vite et vous récupérez de l’énergie.

Gohan enfant SSJ2 se lâche contre Bojack full power, encore un moment phare des films.

De plus chaque combattant se voit attribuer une couleur parmi cinq possibles qui n’impacte pas du tout ses statistiques brutes mais qui le rendra plus fort ou plus fragile selon l’élément de l’adversaire. C’est à prendre en compte et vous sera très utile dans certaines rencontres vraiment tendues même si ce sera aussi parfois un handicap dans votre choix de héro. Shallot est particulier puisqu’il est insensible à ce bonus/malus.

Une partie des persos dans le désordre. HE pour Héro, EX pour Extreme, SP pour Sparking, UL pour Ultra.

L’évolution des personnages

Vos personnages existent en trois niveau de rareté : Hero pour les plus faibles, Extrême pour les intermédiaires puis Sparking pour les plus puissants d’entre eux. Une rareté Ultra vient d’être mise en place mais est pour l’instant réservée à une seule version de Goku qui peut être obtenue par tout le monde via un event.

Vos personnages gagnent en puissance et en niveau en combattant mais surtout en s’entrainant. Le niveau maximum est de 5000 ce qui semble dingue mais via l’entraînement ça se monte très facilement.

Vous pouvez aussi les fortifier avec l’équipement obtenu en jouant, améliorable lui aussi, et augmenter leur puissance globale via un boost d’âme très long à mettre en place.

Certains peuvent même profiter d’un éveil Zenkaï quand ils dépassent un certain stade d’évolution ! L’optimisation des personnages est longue et complexe ce qui donne une bonne profondeur au jeu qui se joue sur le long terme.

SS Bardock a atteint son éveil Zenkai et devient un des plus puissants SS1 du jeu.
La team « ki divin » est une des plus compétitives du jeu, alliant héros surpuissants et forte synergies.

Des combats en équipe

La bonne nouvelle est que vous ne devez pas vous limiter à un seul personnage car dans Dragon Ball Legends vous combattez en équipe. Les combats se font en un contre un mais, comme dans le manga, les combattant peuvent être remplacés par d’autres quand ils sont affaiblis ou quand une technique spéciale dévastatrice est disponible.

Les personnages bénéficient de capacités passives qui apportent des bonus soit aux combattants de même nature (sayan, métis, guerrier fusionné…) soit à leur origine dans le manga (Saga Freezer, DBGT, Saga des films…). Ces compétences passives sont très importantes dans la constitution de votre équipe et il faut vous en servir pour créer une team optimale.

Enfin vos héros ont des compétences particulières qui s’activent lors de leur entrée en jeu et donc quand ils remplacent un autre combattant. Il peut s’agir de dégâts amplifiés et le héro devra entrer quand une technique spéciale est disponible et idéalement après un debuff de défense sur l’ennemi. Il peut aussi s’agir d’une défense accrue voire d’une immunité temporaire et il faudra vous en servir pour encaisser une attaque ennemie dangereuse.

La plupart des équipes sont composées de deux attaquants et d’un personnage switch dont le rôle premier est de faire des transitions idéales entre les deux cogneurs. Vous aurez une certaine latitude dans vos choix car une équipe se compose de six personnages et vous ne devez en choisir que trois pour chaque combat. Les buffs passifs des trois autres sont actifs pendant le combat même s’ils ne participent pas.

Le team-building occupe une place centrale et sera aussi importante que votre talent à contrôler vos héros.

Vos trois combattants unissent leurs forces pour certaines attaques. Ici SS Blue Végéta, SS Gogeta et SS Blue Goku font passer un mauvais moment à Perfect Cell.

Le mode Histoire de Dragon Ball Legends

Dans le mode histoire vous suivez les aventures d’un nouveau sayan nommé Shallot (échalote en anglais) ce qui reste dans le thème de tous les noms sayan. Ce héro, créé par Toryama lui-même, revivra tous les temps forts de la série originale les uns après les autres grâce à un scénario simple mais efficace façon Battle Royale multi-temporel et amènera aussi son lot de nouveaux ennemis.

Revivre ainsi toutes les péripéties de l’histoire de Dragon Ball avec un nouveau protagoniste et donc sous un nouvel angle permet vraiment de re-découvrir les arcs narratifs. C’est pareil tout en étant différent (ou l’inverse ça marche aussi). Shallot ne semble être qu’un sayan ordinaire mais s’éveillera à petit à petit à toutes les transformations connues grâce à l’enseignement de plusieurs combattants (même Nappa sera son mentor !).

Shallot sera au centre de l’intrigue.

De nouveaux chapitres sont régulièrement ajoutés ce qui fait que pour l’instant on ne connaît pas encore la fin de l’histoire. Les chapitres proposent tous des défis en plus de simplement vaincre l’adversaire, que ce soit une limite de temps, de nombre de héros dans l’équipe, l’obligation de jouer un personnage précis…qui donnent plus de récompenses et augmente la durée de vie du mode histoire.

Les chapitres terminés peuvent en plus être rejoués dans un mode de difficulté supérieur, avec les mêmes défis parfois vraiment difficiles, pour continuer à amasser des ressources

La page de défis après une victoire.

D’autres modes de jeu

La section Évènements regroupe beaucoup de choses.

Vous y trouvez des mini-chapitres retraçant des sections de l’œuvre originale et permettant d’obtenir de nouveaux personnages ou de fortement en améliorer d’autres.

Il y a un mode Renforcement permettant de gagner rapidement de l’XP, des équipements ou diverses ressources pour améliorer vos persos.

Vous accédez aussi au Front Multivers qui est un mode coopératif dans lequel vous faites équipe avec un autre joueur pour terrasser un ennemi surpuissant tiré du Lore de Dragon Ball. Votre partenaire peut être un ami, un membre de guilde ou être complètement tiré au hasard si vous vous inscrivez seuls.

Combat dans le Front Multivers contre Toppo. Je joue Bardock et mon acolyte du moment joue Goku SS Blue.

La vie de Guilde n’est pas très développée malheureusement. En rejoindre une sert surtout à gagner des ressources supplémentaires grâce aux compétitions entre guildes. Les joueurs ne s’affrontent pas directement mais amassent des points pour leurs guildes via toutes leurs actions en jeu.

Un classement hebdomadaire s’établit alors en fonction des points accumulés. Chaque membre de la guilde reçoit ensuite ses récompenses : des jetons échangeables contre des tickets de tirage (gacha) ou des améliorations diverses.

Le panneau de guilde est surtout consacré à la compétition de la semaine avec la guilde rivale.

En PvP

Le PvP se joue soit en match d’entraînement amical, sans aucun classement, soit en ladder où la compétition fait rage et où les équipes à haut niveau sont super optimisées avec des persos rares, puissants et améliorés.

Néanmoins il est possible avec une équipe « débutante » de jouer et de gagner. Le système de matchmaking est en effet plutôt performant. Vous n’irez pas bien loin au début mais avec un peu de technique et de chance vous pourrez vous faire plaisir.

Une saison PvP dure deux semaines et les meilleurs sont évidemment largement récompensés. Néanmoins même le fond du classement reçoit quelque chose, il suffit de participer.

Onglet de préparation lors d’un match PvP.

Le Tournoi du Pouvoir a aussi été implanté dans le jeu. Il s’agit d’un mini-jeu inspiré des Idle RPG comme AFK Arena et Eternal Evolution.

Vous déplacez votre équipe sur un plateau plein d’équipes hostiles pour parvenir aux boss de fin. Les combats sont automatiques donc c’est la stratégie dans vos déplacements et la composition de votre équipe qui priment.

L’extrémité du plateau du Tournoi du Pouvoir avec les boss de fin.

Le système gacha

Les tirages pour obtenir de nouveaux persos se font de plusieurs façons. La plus simple est de jouer pour farmer la monnaie du jeu et l’utiliser pour lancer les tirages.

Dans Dragon Ball Legends il s’agit de cristaux du temps. Le mode histoire vous en donne beaucoup et votre récolte diminuera drastiquement une fois celui-ci terminé. Il faudra alors vous concentrer sur les événements.

Les tirages les plus intéressants nécessitent mille cristaux pour obtenir dix personnages. Presque tous garantissent un combattant de niveau Sparkling (plusieurs si vous êtes chanceux).

Vous gagnez également en jeu des tickets que vous dépensez ensuite dans des tirages spécifiques. Ils peuvent être de qualité variable mais offre parfois des probabilités bien supérieures aux tirages via cristaux.

Les Packs Maîtres sont des tirages permanents nécessitant des cristaux. Ils fournissent beaucoup de persos intéressants.

Il y a toujours plusieurs tirages disponibles en même temps qui ne donnent pas forcément les mêmes héros. Tout est toujours très clairement indiqué. A vous de voir sur lesquels vous voulez dépenser vos cristaux selon vos besoins.

Lors d’événements comme la sortie de nouveaux persos par exemple des tirages spéciaux sont ouverts. Ils fonctionnent par paliers et donnent de très belles récompenses si vus allez au bout de la chaine. C’est souvent plusieurs milliers de cristaux mais le rapport cristal / héro est excellent.

Hit Ultra vient de rejoindre le jeu.

La monétisation dans Dragon Ball Legends

Pour accélérer les choses il y a bien évidemment la boutique en argent réel. Soyez vigilants car elle est terriblement chère, DBL est une vraie machine à cash pour Namco Bandai.

2000 cristaux, donc l’équivalent de deux tirages de 10 persos, coûte par exemple la bagatelle de 45€. Comme toujours dans les gacha games les achats oneshot impulsifs auront votre peau (ou celle de votre CB).

C’est encore et toujours vers les forfaits / abonnements qu’il faudra vous tourner pour ne pas vous faire escroquer. Sur DBL ils prennent la forme de robots de Capsule Corp. qui mineront pour vous des cristaux du temps.

Il en existe deux : 1200 cristaux sur 30 jours pour 10€ ou 2500 cristaux sur 14 jours pour 19€. Le ratio euro / cristal est légèrement meilleur sur le robot 30 jours mais le robot 14 jours vous apportera un boost plus conséquent.

Sachez en tout cas qu’il est complètement possible de jouer sans passer par la boutique. Vous n’aurez aucune difficulté à finir le mode histoire et à vous attaquer à la quasi-totalité des événements. Seul le PvP vous freinera et demandera à la fois patience et chance, comme dans tous les gacha games.

La boutique essaie de vous attirer avec des promos tape-à-l’oeil.
Chaque tirage donne lieu à une animation (qu’on peut skip) avec Goku et Freezer
L’image d’accueil du jeu, régulièrement modifiée.
Obtention d’un nouveau héro Sparking.
Kamé Sennin toujours au top.

Pourquoi je vous conseille Dragon Ball Legends

  • L’ambiance du manga est fidèlement retranscrite dans une histoire originale.
  • Les graphismes sont bons et les animations excellentes.
  • Le gameplay est particulier et DBL ne ressemble pas aux autres jeux de combat.
  • Yamcha peut enfin gagner un combat !

Ce qui pourrait vous déplaire

  • Le mode Histoire se traîne un peu en longueur sur certaines sections.
  • Les joueurs meilleurs que vous ne vous laisseront aucun répit et vous domineront totalement. Risque de tilt élevé.
  • La boutique est vraiment chère.
Graphismes★★★★☆
Ambiance★★★★★
Jouabilité★★★★☆
Durée de vie★★★★☆
Scénario / Lore★★★★★
Musique et sons★★★★☆
Boutique★★☆☆☆

Le mot de la fin

Tout le monde connaît Dragon Ball. Même si vous n’êtes pas un amateur du manga vous connaissez forcément les personnages, les héros et les ennemis ainsi que les grandes lignes de leur très longue histoire. DBL a cet avantage qu’il s’adresse à la fois aux fans de la licence, qui retrouveront avec plaisir ce monde si caractéristique, et aux amateurs de jeux de combat qui y verront un gameplay différent et une durée de vie élevée grâce aux nouveautés fréquentes qui maintiennent le jeu au top.


Lien direct vers le jeu sur le Playstore ici


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J’ai aimé cet article. Je veux découvrir un autre bon jeu !

Ronin the last Samurai : test & avis

Ronin – le dernier samouraï : test & avis

Il en manque 46
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Ronin : The Last Samurai vous propose des combats techniques et exigeants dans des décors japonais magnifiquement stylisés. Son style de jeu hybride plaira à beaucoup de joueurs.

Aux origines de Ronin : le dernier samouraï

Dreamotion Inc. est un studio de développement coréen (sud-coréen évidemment, la Corée du Nord n’étant pas particulièrement connue pour son amour du loisir et du divertissement). Il a été fondé en avril 2016 et est basé à Seongnam dans la province de Gyeonggi au sud de la capitale Séoul.

Son premier jeu est sorti en novembre 2016. C’était Gun Strider, un jeu action / arcade dans lequel vous incarnez un spécialiste du gun-kata maniant les doubles flingues comme dans le film Equilibrium. 

Son deuxième jeu était Road to Valor en janvier 2019, un jeu de simulation / stratégie trés réaliste se situant pendant la seconde guerre mondiale.

Et enfin le troisième est Ronin : the last samurai  sorti en janvier 2021.

Le logo de Dreamotion

Présentation de Ronin : le dernier samouraï

Ronin est un beat ’em all d’un style graphique particulier  et intégrant comme la plupart des jeux de cette catégorie quelques éléments de RPG et d’aventure.

Contrairement aux habitudes il n’y a par contre qu’un seul personnage. Vous incarnez uniquement le héro de l’aventure, un ancien samouraï en quête de vengeance.

Il faudra enchainer les combats contre des groupes d’ennemis et contre des boss dans des rencontres à la difficulté croissante et élevée en ne pouvant compter que sur vous-même et votre katana.

Vous améliorez au fil de votre avancée votre panoplie d’armes, armures et bijoux ainsi que vos compétences et statistiques.

L’écran de chargement reflète les changements d’arme et d’armure de votre héro.

Direction artistique de Ronin : le dernier samouraï

Ronin possède un style graphique à la fois original et vraiment superbe. C’est comme si vous jouiez dans un tableau d’aquarelle japonaise animé, avec des contours à l’encre de chine et des touches de couleurs pastels.

Les niveaux sont statiques, c’est à dire que vous ne déplacez pas le champ de vision en vous approchant des bords, comme si vous étiez dans une arène. Ils ont tous un décor typique (bambous, pagodes…) en arrière-plan réalisé avec le même soin.

Le character design est dans le même esprit de folklore japonais médieval enrichi d’une légère nuance fantastique.

Le style de combat, uniquement à l’arme blanche en ce qui vous concerne, est pointu et très exigeant.

Vous débutez l’aventure dans votre village attaqué et ravagé par les flammes.

Le gameplay dans Ronin : le dernier samouraï

Les commandes du héro sont simples mais très bien pensées. Vous avez un pad virtuel à gauche qui permet de vous mettre en garde et de vous déplacer lentement et en maintenant votre garde. À droite vous avez deux boutons. Un petit qui correspond à la compétence spéciale de votre arme et un plus gros pour attaquer.

Un seul bouton d’attaque je sais que ça paraît ridicule mais selon la situation les attaques varient.

Si vous êtes au corps-à-corps avec un ennemi vous entamez un combo de quelques coups (dépendant de votre arme) de plus en plus lents et de plus en plus puissants. Une pression sur la garde réinitialise le combo ce qui est très utile.

Si vous êtes à distance vous effectuez une attaque rush, vous vous précipitez sur l’ennemi et lui infligez de lourds dégats.

Kumabe fait une grosse colère. Il est très mauvais perdant.

Mais tout n’est pas qu’une question d’attaque dans Ronin et si vous vous contentez de la marteler vous serez vite envoyés six pieds sous terre. La défense est trés importante et vous devez être trés observateurs et faire preuve de sang-froid pour vous en sortir.

Vous pouvez effectuer une parade en touchant votre garde au moment précis où un adversaire vous frappe. Selon l’ennemi cela le fera plus ou moins reculer et vous donnera une opportunité d’attaquer.

 Vous pouvez également réaliser une contre-attaque (riposte flash) en touchant votre bouton d’attaque à ce même moment précis. Vous traverserez alors votre ennemi en lui infligeant la aussi de très gros dégâts.

Une parade sur ce boss l’a déstabilisé et fait reculer. C’est le moment d’attaquer.

Anticipez ou mourrez

Hormis les combats contre les boss qui se règlent en duel vous serez toujours confrontés à un groupe d’ennemis. Vous devez maîtriser les techniques de combats mais aussi faire preuve de sens tactique dans vos déplacements. Rester au milieu d’un groupe d’ennemis est évidemment une très mauvaise idée et vous devrez rapidement vous dégager de là.

Mais vu votre lenteur de déplacement (votre héro bouge en maintenant sa garde) il est compliqué de se déplacer en pleine action. De plus vous ne contrôlez pas votre ciblage puisque vous attaquez toujours l’ennemi le plus proche. 

Il faut donc commencer à bouger dés l’engagement du combat, avant les premières passes d’armes, pour avoir une chance de bien vous positionner.

Seul contre six ennemis, placé au centre et donc entouré. Il faut réagir !

Comme vous le voyez le jeu est dur. Vous êtes dés le début mis en difficulté et ça ira en empirant. Les ennemis évoluent et sont de plus en plus coriaces. Les fantassins, piquiers et arquebusiers du premier chapitre laissent la place à des samuraïs, chamans, ninjas et autres experts du combat à mains nues. 

Chaque chapitre est composé de 20 niveaux, avec des mobs élites aux niveau 5 et 15, un mini-boss au niveau 10 et le boss final au niveau 20. Vous devez traverser le chapitre d’une traite, sans mourir bien que vous ayez un joker en utilisant un parchemin spécifique.

A partir du cinquième chapitre ça en devient décourageant et vous devez vraiment vous acharner et faire preuve de talent.

Evolution de votre héro

Heureusement votre ronin gagne en puissance au fil du jeu. Il gagne en niveau et donc en statistiques brutes. Il existe aussi un damier de vos  compétences et à chaque gain de niveau l’une d’entre elles est aléatoirement choisie et augmentée. Quand vous tuez un boss la première fois vous récupérez son essence d’âme et vous les utilisez ensuite pour une amélioration conséquente – et surtout choisie – sur votre personnage.

Aprés chaque niveau vous pouvez sélectionner une amélioration du personnage ou d’une compétence parmi trois possibilités. Cette amélioration ne durera que le temps de la tentative en cours (Ronin emprunte ici une des caractéristiques principales des Rogue-like).

La feuille de perso reste sommaire, dans la moyenne des beat ’em all. Le fameux damier est à droite.

Optimisation de l’équipement

Vous devez également gérer votre équipement pour optimiser votre personnage. Il est possible d’équiper une arme, une armure, un collier et deux bagues. Vous possédez en outre une pièce supplémentaire permettant d’avoir un animal à vos côtés qui n’attaque pas mais vous procure des bonus très intéressants. Sur l’image jointe c’est un collier de chien en bas à droite (je sais ça ressemble plus à une ceinture).

Vous récupérez cet équipement et les ressources pour l’améliorer au fil de vos combats. Chaque pièce possède sa propre ressource qui lui sert à monter en niveau.

Vous pouvez aussi améliorer la qualité de l’équipement (commun, rare, épique, légendaire…) grâce à deux options distinctes : l’éveil et la fusion qui permettent de combiner plusieurs pièces d’équipements en une pièce supérieure.

Dernière option : la forge qui permet de modifier les caractéristiques d’une pièce pour tenter d’en avoir de plus haute qualité (les bonus des pièces ont une qualité comme l’équipement lui-même) et/ou qui correspond plus à l’orientation que vous souhaitez donner à votre héro. Ne reforgez que des pièces de haute qualité car les parchemins sont vraiment rares.

La fusion est une vraie arnaque. L’éveil vous apportera la meilleure évolution.

Les différents modes de jeu

Il existe quelques options pour vous rendre la vie plus facile malgré la difficulté générale du titre.

Vous avez accès à un mode de jeu appelé « parchemins sacrés » qui regroupe toutes les informations utiles sur le système de combat, l’évolution du héro et de l’équipement et qui surtout recense les ennemis que vous avez déjà combattus et vaincus.
Vous pouvez ainsi lancer un combat factice contre des mobs spécifiques et analyser leurs attaques pour vous entraîner aux parades et aux ripostes flash qui sont des mouvements indispensables pour finir le scénario.

Les parchemins sacrés sont une mine d’informations à consulter régulièrement.

Il existe deux modes de jeu en complément du scénario. Le premier, le Ravin du Chaos, est débloqué rapidement puisqu’il suffit de finir le chapitre 1. Il vous place devant une file d’ennemis utilisant tous leur attaque spéciale. Vous devez réussir une riposte flash sur chacun d’entre eux et tous les enchainer avec un seul essai à chaque fois. Le moindre échec vous fait tout recommencer, c’est un entraînement rude et rageant mais efficace.

Le deuxième est la Voie de Shura qui vous envoie dans une version difficile du scénario et qui donne lieu à un classement entre les joueurs. Ce mode est débloqué aprés le chapitre 5 donc il faut déjà avoir une belle avancée et un héro bien équipé.

Les ripostes flash s’enchaînent si vite dans le Ravin du Chaos que vous pouvez tuer trois ennemis avant que le premier ne touche le sol.

La monétisation de Ronin : le dernier samouraï

Concernant la boutique il n’y a pas grand-chose à dire. La monnaie du jeu s’exprime en gemmes qui vous permettent d’ouvrir des coffres contenant de l’équipement. Ils peuvent aussi être ouverts avec des clés gagnées dans le pillage du chapitre 4.

La boutique vous propose donc évidemment des gemmes en achat oneshot. Vous pouvez ainsi vous équiper rapidement mais ce n’est pas le meilleur rapport qualité / prix surtout qu’il faut encore avoir de la chance à l’ouverture des coffres.

L’achat le plus pertinent est le permis commercial qui équivaut à un abonnement mensuel. Vous y trouverez des gemmes, des parchemins de résurrection et des clés de coffre standard. Avec un peu de chance vous aurez des clés de coffre supérieur et même, si vous êtes vraiment vernis, des parchemins de forge (ce qui vous donne une idée de leur rareté) à conserver précieusement pour vos meilleures pièces. 

Le permis commercial s’inscrit dans cette même volonté de crédibilité historique
L’univers assez sombre fait ressortir les très belles couleurs.
Ils étaient quatre en face de moi. Je les ai encerclés.
C’est peut-être à cause de cette petite humiliation qu’il était faché.
Ce samouraï rapide comme l’éclair m’avait donné du fil à retordre.

Pourquoi je vous conseille Ronin

  • Les graphismes novateurs et somptueux
  • Une exigence technique assez rare
  • Une bonne durée de vie
  • Complètement free-to-play mais peu de pubs

Ce qui pourrait vous déplaire

  • La difficulté sur la fin est vraiment élevée
  • Le système d’endurance permet à peine une heure de jeu continu
Graphismes★★★★★
Ambiance★★★★★
Jouabilité★★★★★
Durée de vie★★★★☆
Scénario / Lore★★★★☆
Musique et sons★★★☆☆
Boutique★★★☆☆

Le mot de la fin

Ronin : The Last Samourai est un jeu à la réalisation exemplaire qui saura séduire les plus exigeants. Son système de jeu à la croisée des genres le rend complètement accessible même à tous ceux qui ne s’intéressent pas aux beat ’em all. Ceci dit la difficulté assez élevée peut en rebuter certains, trop habitués aux jeux auto-battler généreux en récompenses.


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